53 ans et libre financièrement: que le rêve commence

Dernière mise à jour: 3 avril 2025

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Les récits concrets de Suisses qui ont réussi à prendre une retraite anticipée étaient l’une des choses qui me manquaient lorsque j’ai commencé mon voyage vers l’indépendance financière en 2013.

Je suis heureux d’avoir persisté avec le blog au cours des 11 dernières années, car je commence à en recevoir de plus en plus de la part des lecteurs.

Le clavier est à toi, Becky.


Salut Marc! J’ai l’impression de flotter encore comme dans un rêve… mais laisse-moi me présenter avant de te raconter ce qui s’est passé.

(Au passage, la photo d’en-tête ci-dessus a été prise le 1er jour où j’ai été FIRE, au Lac Staz vers Saint-Moritz!)

Je m’appelle Becky, et voici mon parcours

Je vis en Suisse, sur les rives du lac de Zurich. J’ai grandi aux États-Unis, où j’ai passé environ la moitié de ma vie d’adulte à ce jour, puis je suis arrivée en Suisse il y a 17 ans (en 2008).

À l’origine, j’avais prévu de ne rester en Suisse que trois ans! Mais la beauté naturelle et les possibilités infinies d’aventures en plein air m’ont fait comprendre qu’il s’agissait d’un endroit idéal pour poser mes valises.

Par chance, j’ai pu trouver rapidement un emploi dans une société de réassurance internationale à Zurich, ce qui m’a permis de rester. Même si nous étions en pleine crise financière (en 2009), ils avaient besoin à l’époque de plus de personnes ayant ma formation (gestion des risques). Mon diplôme universitaire est en statistiques mathématiques, et j’ai suivi une formation aux États-Unis et travaillé comme actuaire, ce qui implique l’application d’analyses quantitatives et de projections à long terme pour répondre à des questions financières - ou, comme j’aime à le dire:

Utiliser la logique mathématique pour résoudre des puzzles liés à la finance.

Le métier d’actuaire est une bonne carrière à bien des égards, notamment sur le plan financier, car il procure un revenu stable. De plus, la formation a été entièrement financée par mon employeur, de sorte que je n’ai jamais eu à m’encombrer de prêts financiers pour mes études complémentaires.

C’est aussi une carrière très intéressante, qui combine bien l’analyse et la communication, puisqu’une grande partie de mon travail consistait à organiser des formations et d’autres sessions pour expliquer de manière compréhensible des éléments techniques compliqués.

Après avoir travaillé pendant 30 ans comme actuaire dans le secteur financier, j’ai décidé de quitter le monde de l’entreprise. La décision n’a pas été facile à prendre, car j’avais un bon travail dans une bonne entreprise, avec des collègues formidables. Mais j’ai décidé que j’avais besoin de plus de temps pour faire les choses que j’aime avec les personnes avec lesquelles j’ai choisi de les faire, et pour passer à une phase de réalisation de différents types de projets.

J’ai 53 ans (“53 ans et libre financièrement”, ça sonne bien, non!) et je vis avec mon partenaire, qui est suisse.

Il a 65 ans et a récemment pris sa retraite.

On aime faire une multitude d’activités ensemble en plein air, notamment la randonnée, le vélo, la course à pied, le kayak, les sports de neige et l’escalade/via ferrata. Nous sommes actifs dans une chorale locale où je joue du piano en tant qu’accompagnatrice et où nous chantons tous les deux, et nous participons également aux activités bénévoles de la communauté locale. Il a six petits-enfants et, à mesure qu’ils grandissent, nous aimons les prendre avec nous dans diverses aventures.

Notre chorale où je joue du piano

Notre chorale où je joue du piano

Mon père a perdu son boulot… et m’a appris une leçon inestimable!

Lorsque j’étais au gymnase, mon père a perdu son travail et on a pensé à devoir déménager dans une autre ville, ce qui m’a beaucoup attristée, car j’étais très active dans la chorale et d’autres groupes musicaux de mon école.

Par chance, il a trouvé un poste dans une entreprise qui l’a formé à travailler avec des clients dans le domaine de l’investissement, et il m’a alors enseigné ce qu’il avait appris — notamment le principe qui consiste à “Se payer en premier”, c’est-à-dire à mettre de l’argent de côté pour investir avant de le dépenser, et à investir dans des fonds indiciels diversifiés et peu coûteux dans une perspective à long terme.

Je suis très reconnaissante qu’il m’ait enseigné ces principes fondamentaux à un si jeune âge!

Lorsque j’ai commencé à travailler, j’ai immédiatement appliqué cette approche d’épargne et d’investissement, et j’ai également maximisé tous les avantages offerts par l’employeur. Aux États-Unis, il n’y a généralement pas de fonds de pension comme en Suisse, mais principalement des plans d’épargne à imposition différée, dont l’employeur verse parfois une partie, et pour lesquels on devait investir nous-mêmes nos économies à chaque fois que nous changions d’emploi.

Pour les investir, j’ai simplement appliqué la structure que j’avais apprise de mon père, c’est-à-dire acheter des fonds indiciels à faible coût avec une tolérance au risque élevée, comme il s’agit d’un investissement à long terme, et ne pas y toucher. Je ne regardais même pas le solde de mon compte de courtage — je l’alimentais juste à chaque fois que je le pouvais.

Mon objectif financier a toujours été d’être indépendante financièrement et de ne pas dépendre de mes parents ou de qui que ce soit d’autre.

Je savais que je voulais simplement avoir des options.

J’ai bénéficié d’une bourse pour mes études universitaires et j’ai travaillé comme tutrice en mathématiques pour gagner de l’argent de poche. J’ai commencé à travailler dans une entreprise dès que j’ai pu après l’université, afin de pouvoir commencer à épargner et à investir, l’objectif principal étant que je puisse prendre mes propres décisions sur la manière de dépenser mon argent, même si mes parents n’étaient pas d’accord avec ces décisions. C’était très gratifiant à l’âge de 22 ans!

C’était un principe bien ancré dans mon esprit que je devais épargner pour moi-même puisque le gouvernement ne subviendrait pas à mes besoins.

Et si, pour une raison quelconque, je perdais mon emploi, comme ce qui est arrivé à mon père, je voulais avoir des options et ne pas avoir à faire des changements que je ne voudrais pas faire juste pour un nouveau boulot.

J’ai pensé qu’à un moment donné, j’aurais peut-être envie de faire une pause dans mon job, peut-être un congé sabbatique, ou peut-être de travailler à temps partiel, ou peut-être même de changer pour un autre type de travail qui m’intéresserait différemment, mais qui pourrait être moins bien rémunéré. Je ne savais pas exactement quel était mon objectif à long terme, mais je savais que je voulais avoir des options.

Les voyages et les difficultés pour investir en tant que citoyenne américaine

Même si mon objectif était de maximiser mon épargne et mes investissements, je savais aussi que c’est important de profiter de la vie au moment présent, d’autant plus, car on ne sait jamais ce qui peut arriver à l’avenir.

Il se peut qu’on ne soit pas en assez bonne santé au moment de la retraite pour profiter de l’argent qu’on a épargné.

Ça n’a pas de sens d’être économe au point de tout épargner pour l’avenir, au détriment du plaisir présent. Un défi permanent consiste à trouver le bon équilibre entre l’épargne et la vie quotidienne.

J'adore être au-dessus du brouillard lors d'une randonnée en pleine semaine ;)

J'adore être au-dessus du brouillard lors d'une randonnée en pleine semaine ;)

Heureusement, je n’ai jamais fait de shopping et je n’ai jamais eu de hobby coûteux comme collectionner des voitures ou quelque chose comme ça. J’ai beaucoup de hobbies qui ne coûtent pas beaucoup d’argent, comme la rando, le vélo ou la musique.

Il y a tellement de choses extraordinaires qu’on peut faire, surtout ici en Suisse, dans les grands espaces, et qui ne demandent pas beaucoup d’argent. (Comme le dit si bien MP, “Les meilleures choses dans la vie sont gratuites”!)

J’ai également beaucoup voyagé dans le monde entier et j’ai vécu de nombreuses expériences, comme l’ascension du Kilimandjaro ou des randonnées en Patagonie et en Alaska… Même si ça a réduit la quantité d’argent que je pouvais économiser, je ne le regrette pas du tout, car les expériences vécues n’ont pas de prix.

[…] la croissance à long terme a compensé une grande partie des difficultés rencontrées.

Pour moi, en tant qu’Américaine vivant et travaillant à l’étranger, une autre difficulté a été de faire le tri parmi les exigences et les limitations financières. Lorsque j’ai voulu investir, j’ai dû envoyer aux États-Unis l’argent que je gagnais grâce à mon job en Suisse, afin de pouvoir investir dans des fonds indiciels pendant de nombreuses années. Heureusement, il existe un grand choix de bons investissements à faible coût (comme Vanguard), de sorte que la croissance à long terme a compensé une grande partie des difficultés.

Une fois que j’ai pu investir en Suisse 1, j’ai eu beaucoup à apprendre sur les différentes options d’investissement, y compris les sociétés de courtage, comment trouver les meilleurs ETF disponibles, et les différentes stratégies d’optimisation fiscale disponibles ici. Même si ça m’a pris beaucoup de temps et d’énergie, j’aime vraiment apprendre sur ces différents sujets. Si j’avais connu le site MP plus tôt, il m’aurait aidé à devenir FIRE encore plus tôt!.

Et puis la décision de devenir FIRE

L’élément déclencheur qui m’a finalement poussé à le faire — à devenir FIRE (ou “on fire” comme j’aime à le dire 😊) — a été le départ à la retraite de mon partenaire en mars de cette année.

Il a 12 ans de plus que moi, je savais donc que ça arriverait un jour ou l’autre, mais je ne m’attendais pas à ce que le sentiment qui en résulterait ait un impact aussi fort sur moi.

Avant qu’il ne prenne sa retraite, on travaillait tous les deux et on avait un rythme quotidien similaire. Après son départ à la retraite, tout a changé: tout à coup, son temps était libre et il pouvait choisir comment l’utiliser. Bien sûr, cela m’a rendue très jalouse! Il planifiait une randonnée avec des amis un beau jour de semaine ensoleillé, lorsque le temps était parfait, alors que je devais me rendre au bureau pour une journée pleine de réunions. Je me suis rendu compte que j’avais vraiment envie d’avoir plus de liberté pour choisir comment passer mon temps aussi.

Quel sentiment de liberté! (Jour 2 FIRE — Randonnée sur le chemin du Bernina Tour au-dessus du lac de Diavolezza en Engadine)

Quel sentiment de liberté! (Jour 2 FIRE — Randonnée sur le chemin du Bernina Tour au-dessus du lac de Diavolezza en Engadine)

Aussi, depuis les années COVID — une époque où beaucoup d’entre nous se sont interrogés sur le sens de la vie et du travail — j’ai aussi eu envie d’essayer d’autres types d’activités qui me semblaient importantes pour moi. Comme c’est souvent le cas, ces voies alternatives ne m’apporteraient pas la stabilité financière dont j’avais bénéficié dans le cadre de mon travail en entreprise, mais je me sentais néanmoins poussée intérieurement à franchir le pas et à tenter ma chance.

Ces sentiments m’ont incité à affiner l’analyse de mes finances personnelles afin de mieux comprendre ce que je possède et ce dont j’ai besoin. J’avais souvent entendu parler de la règle des 4 %, mais je ne m’y étais jamais vraiment intéressée jusqu’à présent - je m’étais contentée d’épargner le plus possible tout en menant une vie agréable.

J’ai mis à jour et amélioré mes tableurs Excel et j’ai simulé quelques scénarios différents.

J’ai mis à jour mon budget et clarifié mes besoins de trésorerie, en prévoyant des réserves pour les inconnues et les changements futurs (comme je le ferais dans mon travail d’actuaire 😊), et je les ai comparés au solde total de mes actifs. Et voilà que le résultat confirmait que j’avais atteint (ou dépassé) la règle des 4%. Quelle sensation excitante!

‌Ça a confirmé que j’avais atteint (ou dépassé) la règle des 4%!

Ça a confirmé ma décision de quitter mon travail, afin d’avoir plus de liberté et de flexibilité pour faire ce que je veux, ainsi que pour poursuivre des types d’activités différents qui sont importants pour moi et qui me donnent l’impression de pouvoir faire une différence. Même si mon nouveau projet et mes nouvelles activités ne me rapportent pas autant que mon ancien job, je me sens bien à l’idée que mes besoins en liquidités sont couverts par mes investissements.

Affiner mes finances avant de faire le grand saut

J’ai appliqué l’approche Do It Yourself à l’investissement, c’est-à-dire que j’ai investi moi-même via une société de courtage en ligne dans des fonds indiciels ou des ETF à faible coût.

Je l’ai fait de cette manière car ça permet d’économiser de l’argent en évitant les frais bancaires élevés, et j’aime faire ce genre de choses moi-même. Honnêtement, au début, lorsque j’avais une vingtaine d’années, c’était assez effrayant de faire mes premiers investissements moi-même en ligne, mais c’est devenu de plus en plus facile. J’ai aussi toujours veillé à maximiser les options fiscalement avantageuses lorsque c’était possible, comme le pilier 3a.

Mets en place tes investissements, puis oublie-les et pars faire du ski de fond! (photo prise vers Einsiedeln)

Mets en place tes investissements, puis oublie-les et pars faire du ski de fond! (photo prise vers Einsiedeln)

J’ai mis en place un “système de pots” 2 qui me permet de disposer de liquidités pour mes besoins immédiats et à court terme, d’un pot d’investissement à moyen terme pour mes besoins à moyen terme, et d’un autre pot pour la majeure partie de mon argent dans des investissements à long terme.

En règle générale, je ne regarde pas régulièrement mon portefeuille d’investissements. Mais je dois admettre qu’après mon premier mois de FIRE, j’ai vérifié et totalisé mes actifs et je les ai comparés au mois précédent car j’étais curieuse 😊

L’augmentation a été très positive, c’est donc un bon début! Bien sûr, je sais qu’il y aura des hauts et des bas à l’avenir et j’y suis préparée.

J’ai maintenant 53 ans et je suis libre financièrement!

La vie a un goût incroyable!

Il m’arrive encore de me réveiller en pensant que c’est un rêve. J’aime pouvoir décider de la manière dont j’organise mon temps chaque jour et, en général, je me sens beaucoup plus calme. J’ai tellement d’activités que j’aime faire que je me sens toujours très occupée, mais de manière positive.

Les thèmes abordés sont ceux qui me tiennent à cœur, comme la musique, le bénévolat, l’aide à la communauté, ainsi que le simple fait de passer du temps dans la nature ou de faire du vélo sur les magnifiques collines suisses.

Faire du vélo dans les montagnes suisses 🏔️

Faire du vélo dans les montagnes suisses 🏔️

J’ai encore besoin d’utiliser mon agenda et d’autres outils en ligne, encore plus que lorsque je travaillais, pour organiser et planifier toutes mes activités et coordonner mes emplois du temps.

Si j’ai l’impression d’être trop occupée, c’est de ma faute car ça signifie que j’ai trop planifié! Je dois toujours dire “Non” à certaines choses et établir des priorités, car le temps n’est pas illimité. Et parfois, on décide spontanément d’aller faire de la randonnée dans les montagnes ou au Tessin où il fait beau le plus souvent, alors c’est bien de garder du temps pour ça aussi.

J’étais déjà très active dans de nombreuses activités bénévoles, et je suis maintenant reconnaissante d’avoir plus de temps à leur consacrer. L’une de mes activités bénévoles préférées consiste à apporter régulièrement des courses à une dame de 90 ans qui vit seule et à passer du temps avec elle.

Je aussi suis heureuse d’avoir plus de temps à consacrer à la musique et à l’organisation de notre chorale.

Pour un club/association local, j’organise des séances d’entraînement ainsi que des randonnées en montagne.

Pour moi, ça a toujours été important d’être active dans la communauté locale, surtout en tant qu’étranger arrivant en Suisse et ne connaissant personne au début. Il faut investir du temps et de l’énergie pour s’intégrer ici, mais ça en vaut la peine pour moi.

J’adore aller dans notre village et voir des gens que je connais ou qui me connaissent — je me sens comme chez moi.

T'as vu le décor de mon nouveau bureau?! (photo prise vers Schönenberg)

T'as vu le décor de mon nouveau bureau?! (photo prise vers Schönenberg)

L’un de mes prochains projets est de nettoyer les placards et de désencombrer notre maison afin de pouvoir éventuellement la louer lorsque nous partons pour de longues périodes de voyage. On prévoit des voyages plus longs comme l’Asie et les Amériques, mais aussi de passer du temps en Europe, par exemple en Italie, pour apprendre et pratiquer l’italien. En ce qui concerne le projet de nettoyage, c’est un sentiment agréable de pouvoir donner les choses dont on n’a plus besoin et de faire de la place pour le prochain chapitre de notre vie.

Quelques-unes de mes activités me permettent de gagner un peu d’argent, notamment l’organisation et l’encadrement de randonnées en montagne pour des clients. J’ai également suivi récemment une formation en coaching avec mon partenaire, et on a déjà eu quelques séances avec des clients.

J’ai également commencé à proposer un coaching financier à des amies, afin de partager les connaissances et l’expérience que j’ai acquises au fil des ans sur ce sujet important et amusant. Je suis reconnaissante à mon père de m’avoir enseigné les principes fondamentaux lorsque j’étais jeune, et je suis heureuse d’aider d’autres personnes à découvrir à quel point il est agréable de voir son argent travailler pour soi au fil du temps. Ça en vaut vraiment la peine.

Comme j’aime le souligner, il n’est jamais trop tard pour commencer à investir — l’important est de simplement commencer le faire!.

Conseil à celui/celle qui veut devenir FIRE

Si prendre une retraite (très) anticipée est ton objectif, je te recommanderais de faire une “transition” vers le FIRE si possible. C’est ce que j’ai fait en passant d’un rôle à 100% à un rôle à 60% dans mon entreprise deux ans avant de partir.

C’était un excellent moyen de “tester” ma liberté et d’utiliser ce temps pour optimiser mon portefeuille, ainsi que pour travailler à l’élaboration de mes “activités secondaires” afin d’aller de l’avant après le départ.

Conclusion

D’un point de vue financier, ma fortune nette représente un peu plus (mais pas excessivement) de 25 fois mes dépenses annuelles, donc juste au-dessus de la règle des 4%.

Je me sens à l’aise avec cette situation pour plusieurs raisons, notamment:

Je trouve qu’il est en réalité plus facile de dépenser moins qu’auparavant, car je fais des choses gratuites (en pleine nature) qui me procurent calme et bonheur, ce qui réduit les achats impulsifs ou les achats de “récompense” que je pouvais faire avant, lorsque je travaillais dur.

Tu fais quoi toi les mardis après-midi? (Hüttnersee dans le canton de Zürich)

Tu fais quoi toi les mardis après-midi? (Hüttnersee dans le canton de Zürich)

Aujourd’hui, plus de quatre mois après le début de mon expérience FIRE, je peux dire avec confiance que je ne regrette absolument pas ma décision. Je dors bien mieux qu’avant! Et même si le solde total de mes comptes a fluctué depuis fin octobre en raison des variations du marché, il reste globalement supérieur à ce qu’il était au moment où je suis devenue FIRE, même après mes dépenses. C’est donc un bon début!


Notes de MP à propos de l’histoire de Becky

L’importance de l’éducation financière des enfants

En lisant l’histoire des débuts de la vie de Becky, je n’ai pu m’empêcher de me dire: “Ça me confirme qu’on fait bien d’inculquer les bases des finances personnelles et d’investissement avec Mme MP.”

Même si c’est eux qui choisiront de continuer ou non sur la lancée qu’on leur enseigne, sans cette éducation, ils seraient moins bien équipés pour leur vie d’adulte.

Il y a deux règles dont je me réjouis de voir ce qu’il en ressortira quand ils seront grands:

  1. Tout argent reçu est divisé en deux: 50% partent en économies, et ils font ce qu’ils veulent des autres 50%
  2. Toutes leurs économies sont investies dans l’ETF VT. On leur a créé un compte Interactive Brokers chacun. Et ils investissent eux-mêmes chaque trimestre (enfin, avec moi à côté, parce qu’ils cliquent méga vite et je ne voudrais pas qu’ils cliquent sur “Vendre” par erreur haha!)

La puissance de la règle des 4%

Lire l’histoire de Becky m’a rappelé le jour où j’ai découvert la règle des 4% sur le site de Mr. Money Mustache.

Merci Internet quand même…

C’était au printemps 2013.

Et là, EUREKA!

Je trouvais enfin la méthode qui allait me rendre riche et indépendant financièrement sur le long terme. C’était mathématique. C’était logique. Aux antipodes de tous ces Influenceurs-Insta-Youtube-Tiktok-argent-rapide-crypto-yo! Je savais que ça prendrait des années, entre 10 et 16 ans dans mon cas. Mais je savais que je pouvais maintenir le cap avec ma persistance.

Je me réjouis d’avancer avec notre outil FI Planner pour amener encore plus de précisions que la vague règle des 4% à tout Suisse qui souhaite prendre sa retraite anticipée bien avant l’âge officiel des 65 ans. Si tu souhaites t’inscrire à la liste d’attente, indique-le-moi en répondant à n’importe laquelle de mes newsletters.

La liberté d’approfondir sa raison d’être

En discutant avec Becky par email en préparation de cet article, elle m’a écrit une phrase importante:

Maintenant que j’ai plus de temps libre, je pourrais développer ces hobbies [que j’avais déjà quand j’étais employée] pour gagner plus, et/ou éventuellement d’autres petits jobs où je pense pouvoir apporter une valeur ajoutée et aider les gens, mais en général je suis reconnaissante de ne pas ressentir la pression d’AVOIR à gagner plus d’argent grâce à eux ou à toute autre activité. Je pense qu’en fait, c’est là que les choses peuvent décoller avec encore plus de succès, c’est-à-dire lorsque l’on se concentre sur le “Pourquoi” et non sur l’argent gagné.

Je suis tellement d’accord avec la dernière partie de sa phrase.

C’est une des raisons qui me poussent à “vraiment” être FI avant d’arrêter mon job d’employé. Car s’il y a bien une chose que je ne voudrais pas, c’est de devoir penser à comment gagner de l’argent avec le blog en premier, avant de prendre en compte le POURQUOI derrière.


Et toi, t’as retiré quoi comme inspiration ou leçon de l’histoire de Becky?


  1. Citoyenneté américaine: auparavant, j’étais citoyenne américaine et je ne pouvais donc pas investir dans des placements passifs tels que les ETFs en dehors des États-Unis sans subir de lourdes conséquences fiscales (et certaines plateformes de trading en dehors des États-Unis n’autorisent tout simplement pas les investissements dans les ETFs pour les ressortissants américains). Paradoxalement, j’ai pu investir dans des cryptomonnaies ici sans aucun problème!

    J’ai ensuite obtenu la nationalité suisse et renoncé à la nationalité américaine, de sorte que les choses sont beaucoup moins compliquées sur le plan financier. J’ai donc transféré mes fonds (hors ceux de retraite) des États-Unis vers la Suisse et j’investis dans des ETFs (et j’ai un peu d’argent liquide) ici.
     ↩︎

  2. Système de pots: j’essaie de faire travailler un minimum mon cash, donc j’ai ouvert un compte épargne chez ZKB et un chez Swissquote Invest Easy, en maximisant le montant pour toucher le plus d’intérêts (Je n’aime généralement pas les frais de Swissquote, mais comme ce compte d’épargne est gratuit, j’ai décidé d’en profiter).

    Mes placements hors cash sont entièrement constitués d’ETFs (via Interactive Brokers et DEGIRO) et de fonds indiciels (dans mon fonds de retraite/courtier aux États-Unis). En plus de ça, j’ai une part de capital (qui augmente lentement) dans l’appartement où je vis et que j’ai acheté il y a 15 ans, mais je ne l’inclus pas dans mon patrimoine net total lorsque je calcule la règle des 4%.

    Auparavant, j’avais un compte de prévoyance auprès de mon employeur et, depuis mon départ, j’ai transféré ces fonds dans un compte de libre passage (chez Finpension, investi en fonds indiciels).

    Mon pot pour le moyen terme comprend certains fonds indiciels obligataires (aux États-Unis) ainsi que des ETFs sur l’or ici.
    Mon pot pour le long terme est entièrement composé d’ETFs actions et de fonds indiciels, principalement chez Vanguard, dans lesquels j’ai commencé à investir il y a déjà 30 ans aux États-Unis, lorsque j’ai commencé à gagner de l’argent avec mon premier “vrai” job. Donc, ta recommandation de l’ETF VT est parfaitement en ligne avec ce que je fais depuis toutes ces années 👍

    En ce qui concerne la répartition, j’ai 85% en ETFs actions/fonds indiciels, 5% en obligations ou ETFs sur l’or, et 10% en cash. Je suis encore en train d’investir une partie de mon cash, car je viens juste de le transférer depuis mes investissements aux États-Unis pour réduire mon risque de change.
     ↩︎

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Comme d'habitude, je n'écris et ne passe en revue que ce que j'utilise dans ma vie quotidienne ou ce en quoi j'ai confiance.

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